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Actualités 16 septembre 2021 2 min de lecture Nouveau vues

Procès du 13 novembre : Abdeslam passe aux aveux

Une semaine après l’ouverture du procès des attentats du 13 novembre 2015, la cour d’assises spécialement composée a donné la parole aux 14 accusés présents à l’audience. Pour…

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Procès du 13 novembre : Abdeslam passe aux aveux

Une semaine après l’ouverture du procès des attentats du 13 novembre 2015, la cour d’assises spécialement composée a donné la parole aux 14 accusés présents à l’audience. Pour la première fois, ils ont pu livrer leur position sur les faits qui leur sont reprochés.

Un tour de parole qui s’est conclu par une longue intervention de Salah Abdeslam, dernier survivant des commandos djihadistes. Le ton posé, le Franco-Belge n’a pas hésité à reprendre à son compte des éléments de propagande de Daesh, justifiant les attentats de Paris et Saint-Denis par l’intervention militaire engagée par la coalition internationale en Irak et en Syrie. Une sortie particulièrement « violente » pour les parties civiles.

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Dernier accusé à prendre la parole, Salah Abdeslam a revendiqué sans détour les attentats qui ont visé la France le soir du 13-Novembre. « Par quoi commencer ? », a-t-il lancé en guise d’introduction.

En référence aux mots employés la veille par la juge d’instruction belge chargée du dossier à Bruxelles pour qualifier ses comparses – des « terroristes djihadistes » – Salah Abdeslam rétorque : « Ces terroristes, ces radicaux, ce sont des musulmans. » Mettant sur le même plan « djihadisme » et « islam authentique », il a longuement justifié les attentats dans lequel son frère a péri à l’automne 2015.

 « On a visé la population, des civils, mais on n’a rien de personnel à leur égard. On a visé la France (…) parce que les avions français qui bombardent l’Etat islamique ne font pas de distinctions entre les hommes, les femmes, les enfants, ils détruisent tout sur leur passage », a-t-il lancé à la cour.

Des mots qui ont surpris David Fritz, rescapé du Bataclan, par leur violence « décomplexée ». « Ça me met en colère. Je me révolte facilement parce que je suis vivant et qu’il y a des gens qui ne sont plus là aujourd’hui pour le faire. C’est une banalisation de la violence, de l’acte de terrorisme. Franchement j’ai pas les mots », a-t-il confié à la suspension d’audience.

Avec 20 minutes

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