RDC : Suspension du porte-parole des FARDC après des propos jugés stigmatisants envers les Tutsi
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RDC : Suspension du porte-parole des FARDC après des propos jugés stigmatisants envers les Tutsi

edgard2023 31 décembre 2025 2 min 0 com.

Rdc : Suspension Du Porte-Parole Des Fardc Après Des Propos Jugés Stigmatisants Envers Les TutsiLes Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé dimanche 28 décembre 2025 la suspension de leur porte-parole, le général-major Sylvain Ekenge, suite à des déclarations considérées comme stigmatisantes envers la communauté tutsi. Cette décision, rendue publique par l’état-major général à Kinshasa, a provoqué une réaction immédiate du Rwanda et ravive les tensions dans l’est du pays, déjà confronté à l’insécurité liée à plusieurs groupes armés.

Dans un communiqué signé par le chef d’état-major général, le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe, les FARDC condamnent les propos tenus par le général Ekenge sur les antennes de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC), estimant qu’ils sont incompatibles avec les valeurs républicaines et les missions constitutionnelles de l’armée. Selon les sources, ses déclarations ont véhiculé des stéréotypes ethniques ciblant les Tutsi, provoquant une vive indignation. L’état-major a tenu à préciser que ces propos ne reflètent ni la position officielle de la RDC, ni celle du commandant suprême des FARDC, le président de la République, ni celle du gouvernement.

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La réaction du Rwanda ne s’est pas fait attendre. Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a dénoncé sur les réseaux sociaux ce qu’il considère comme une rhétorique génocidaire, rappelant les thèmes de propagande ayant précédé le génocide de 1994. Il a également critiqué les autorités de Kinshasa et souligné que des sanctions individuelles ne suffiraient pas à apaiser les tensions régionales, tout en avertissant que Kigali n’acceptera jamais une répétition de son histoire tragique.

L’affaire intervient dans un contexte sécuritaire tendu dans l’est de la RDC, où les FARDC affrontent notamment le M23, que Kinshasa accuse d’être soutenu par le Rwanda, accusation toujours rejetée par Kigali. Les FARDC ont réaffirmé leur engagement à protéger toutes les Congolaises et tous les Congolais, sans distinction, et appelé à l’unité nationale et au rejet de tout discours de haine.

Cette suspension souligne les sensibilités ethniques et régionales qui continuent d’influencer les relations entre la RDC et le Rwanda, au moment où la stabilité dans l’est du pays reste fragile.

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