Le député Amadou Ba, cadre du Pastef, a récemment qualifié les démissions au sein du parti de « stratégie » visant à exagérer un phénomène « marginal ».
Cette posture, qui oppose la masse des adhésions au départ de quelques cadres, est risquée, selon une analyse de Xibaaru.
L’argument chiffré — moins d’une centaine de départs face à un objectif d’un million d’adhérents — masque la perte de profils-clés: ministres, directeurs généraux et responsables territoriaux.
Un parti ne vit pas que de sa base militante; l’encadrement politique et technique est essentiel à son ancrage.
Par ailleurs, l’agressivité de certains sympathisants sur les réseaux sociaux, qui insultent systématiquement les partants, érode le capital de sympathie du Pastef.
Cette hostilité repousse les citoyens modérés et les nouveaux adhérents potentiels.
Ce climat délétère s’ajoute à un isolement politique accru.
Depuis la rupture officielle entre le PASTEF et la coalition Diomaye Président, intervenue en juin 2026, le parti d’Ousmane Sonko se retrouve sans alliés sur l’échiquier national.











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