Impôts et Santé : Pourquoi L’OMS Presse L’Afrique d’Augmenter la Taxe sur les Boissons Sucrées et l’Alcool en 2026
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En ce début d’année 2026, alors que les foyers africains réfléchissent à leurs résolutions pour un mode de vie plus sain, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de rappeler à l’ordre les gouvernements africains. L’agence onusienne recommande vivement d’augmenter les taxes sur les boissons sucrées et l’alcool, deux produits bon marché et largement consommés, qui représentent un danger croissant pour la santé publique sur le continent.
Boissons sucrées et alcool : un cocktail explosif pour la santé africaine
Selon l’OMS, la disponibilité et le faible coût des boissons sucrées et de l’alcool poussent à une consommation excessive, accélérant la progression des maladies non transmissibles telles que le diabète, l’hypertension, les maladies cardiovasculaires et certains cancers. En Afrique francophone comme ailleurs sur le continent, cette épidémie silencieuse frappe de manière inquiétante les populations, rongeant les systèmes de santé déjà sous pression.
Le poids économique des maladies liées au sucre et à l’alcool
Les maladies liées aux mauvais comportements alimentaires et à la consommation d’alcool coûtent des milliards de dollars chaque année en Afrique, tant en dépenses médicales qu’en pertes de productivité. Pour les gouvernements, c’est un double fardeau : financer des soins coûteux tout en soutenant des industries très profitables, qui ne contribuent pas toujours de manière équitable au bien-être collectif.
La taxation comme levier efficace : retour d’expérience et recommandations
Plusieurs pays dans le monde, notamment au Mexique et en Afrique du Sud, ont déjà mis en place des taxes ciblées sur les boissons sucrées et constaté une baisse notable de leur consommation. Ces mesures ont contribué à améliorer la santé publique et à augmenter les recettes fiscales utilisées pour des programmes de prévention et d’éducation.
- Réduire l’accès aux produits nocifs : En augmentant les prix, la taxation freine la consommation disproportionnée chez les jeunes et les populations vulnérables.
- Financer la prévention : Les taxes peuvent alimenter des fonds dédiés à des campagnes de sensibilisation, au renforcement du système sanitaire et à l’aide aux personnes dépendantes.
- Envoyer un message clair : Une taxe élevée souligne la dangerosité de ces produits, influençant les choix des consommateurs sur le long terme.
Quelles perspectives pour l’Afrique francophone en 2026 ?
Pour 2026, les autorités africaines francophones sont donc appelées à reconsidérer leur politique fiscale sur ces produits. La mise en œuvre d’une fiscalité adaptée pourrait être un levier déterminant pour améliorer la santé publique, tout en stimulant des recettes supplémentaires pour des investissements durables. Cependant, le défi reste grand : il faut conjuguer volonté politique, acceptation sociale et collaboration avec les acteurs économiques.
Points de vigilance à considérer :
- Lutte contre l’inégalité : La taxe ne doit pas pénaliser indûment les plus pauvres, d’où la nécessité de stratégies ciblées et progressives.
- Accompagnement des industries : Encourager la production de boissons plus saines et soutenir les filières locales de substitution.
- Information du public : Des campagnes éducatives efficaces pour changer les comportements à long terme.
Conclusion : une résolution pour 2026 qui engage tout le continent
Alors que les Africains préparent leurs résolutions pour une année meilleure, l’appel de l’OMS résonne comme un défi collectif à relever. Augmenter la taxe sur les boissons sucrées et l’alcool n’est pas seulement une mesure fiscale, c’est un investissement dans la santé et l’avenir de millions de personnes. Si les gouvernements africains saisissent cette opportunité, 2026 pourrait marquer le début d’une nouvelle ère de prévention et de bien-être durable sur le continent.
En attendant, chaque citoyen peut déjà à son niveau adopter des habitudes plus saines, faisant de cette résolution une victoire personnelle et collective.
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