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Actualités 19 mai 2023 2 min de lecture Nouveau vues

Maroc : un journaliste emprisonné subit des « mauvais traitements »

Le journaliste marocain Taoufik Bouachrine, incarcéré depuis 2018, subit des "mauvais traitements" de la part de l'administration pénitentiaire. C’est ce que relate jeudi sa famille, qui s'inquiète de…

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Maroc : un journaliste emprisonné subit des « mauvais traitements »

Le journaliste marocain Taoufik Bouachrine, incarcéré depuis 2018, subit des « mauvais traitements » de la part de l’administration pénitentiaire. C’est ce que relate jeudi sa famille, qui s’inquiète de la dégradation de son état de santé et appelle à « une intervention urgente ».

Bouachrine, 54 ans, fondateur et chroniqueur du quotidien Akhbar Al Yaoum, souffre de diabète et est la cible de « persécutions » et « de mauvais traitements que lui inflige l’établissement pénitentiaire », a déclaré son épouse Asmae Moussaoui dans un message adressé à l’AFP.

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En raison de complications liées à son diabète, il « souffre depuis trois ans de terribles douleurs à l’épaule (…) et le médecin de la prison lui a conseillé de poursuivre les soins dans un hôpital hors de la prison », explique-t-elle.

L’établissement pénitentiaire a accepté qu’il poursuive ce traitement hors de la prison « mais à condition qu’il soit menotté et qu’il porte l’uniforme des criminels, ce qui a été refusé par le journaliste, y voyant une atteinte à sa dignité et à son humanité », explique Mme Moussaoui.

Dans un autre communiqué publié sur sa page Facebook, l’épouse du journaliste appelle « à intervenir en urgence par tous les moyens possibles pour lui venir en aide ».

Interrogée par l’AFP, l’administration pénitentiaire (DGAPR) n’a pas réagi dans l’immédiat, mais dans une « mise au point » publiée le week-end dernier, elle avait assuré que « le détenu tuberculeux (…) bénéficie des soins de santé nécessaires tant au sein de l’établissement pénitentiaire et dans les hôpitaux externes ».

Taoufik Bouachrine a été condamné à 15 ans de prison pour « viol », « traite des êtres humains » et « agressions sexuelles » sur plusieurs femmes. Il a nié ces accusations.

Lire aussi : La vérité sur le divorce de Hiba Abouk et le joueur marocain Achraf Hakimi

L’ONG Amnesty International a récemment accusé l’administration pénitentiaire de « priver du droit de lire et d’écrire » des défenseurs des droits humains et des journalistes emprisonnés, dont M. Bouachrine, Omar Radi et Soulaimane Raissouni. Accusations rejetées par l’administration pénitentiaire.

Dans le dernier classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières (RSF) pour l’année 2023, le Maroc glisse à la 144e place (-9).

 

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