Accusé par la Cour constitutionnelle d’avoir « incité » des groupes armés à renverser le pouvoir, l’ex-président de l’Assemblée centrafricaine fait ses bagages. Karim Meckassoua a quitté la Centrafrique.
La Cour constitutionnelle accuse Karim Meckassoua comme l’ONU d’avoir incité des groupes armés à renverser le pouvoir de Bangui. « L’appartenance de Karim Meckassoua à des groupes armés et le fait d’inciter à la prise de pouvoir par la force concourent à sa déchéance pure et simple », avait estimé la juridiction suprême.
À voir aussi sur YouTube
Retrouvez notre dernière vidéo et abonnez-vous pour suivre les buzz, lives et actus en continu.
Selon les informations, le départ de l’ex-président de l’Assemblée a été rendu public par deux de ses proches. « Karim Meckassoua est persécuté par le régime du président. Il s’est enfui pour sa sécurité le 15 août », a expliqué à l’AFP un proche de l’opposant sous le couvert de l’anonymat.
« Il est parti du Congo-Brazzaville. A l’heure où nous parlons, il est à Paris », a précisé à l’AFP un membre de son parti politique, le Chemin de l’espérance, ayant lui aussi requis l’anonymat.
Contacté par l’AFP, l’ancien député, qui avec sa déchéance a perdu son immunité parlementaire, n’était pas joignable.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Karim Meckassoua est un ancien proche de l’ancien chef de l’Etat François Bozizé, renversé en 2013 lors d’une guerre civile, dont il fut ministre et conseiller. Il a notamment été candidat aux deux dernières présidentielles de 2015 et 2020.
En prononçant sa déchéance, la Cour constitutionnelle a largement repris les termes d’un récent rapport des experts de l’ONU sur la Centrafrique indiquant que M. Meckassoua avait « poussé les groupes armés et l’entourage de François Bozizé à lancer une action militaire pour destituer le président » Faustin Archange Touadéra fin décembre.
Partager cet article
Rédaction
La rédaction DoingBuzz vous partage les infos, tendances et sujets qui font parler.
Soyez le premier à commenter