Suite à la prise de pouvoir militaire au Niger en juillet dernier, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a imposé des sanctions, entraînant la suspension de toute coopération avec l’État. Ces sanctions ont particulièrement impacté le secteur de la santé, compliquant l’approvisionnement en médicaments.
Himou Boubacar, du Syndicat des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Niger, a souligné que la fermeture des frontières par la CEDEAO a semé la panique parmi les médecins du pays. Les stocks de médicaments, notamment antibiotiques, traitements anticancéreux et antidiabétiques, étaient menacés de s’épuiser en septembre.
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Bien que le Niger ait réussi à ouvrir un corridor vers le port de Lomé au Togo pour faciliter l’approvisionnement, Boubacar a souligné le caractère inhumain de ces sanctions. Il a critiqué la CEDEAO en laissant entendre qu’elle ne servait que ses propres intérêts néocoloniaux, déplorant le fait qu’une institution africaine puisse exiger de telles sanctions à ses propres membres.

Les sanctions de la CEDEAO, combinées aux mesures prises par la France pendant la crise, ont renforcé la détermination du peuple nigérien à lutter contre ces stratégies néocoloniales. En septembre, le président Emmanuel Macron a été contraint d’annoncer le retrait des forces françaises du pays face au mécontentement populaire.
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