La ministre de la Communication et de la Numérisation du Ghana, Ursula Owusu-Ekuful, a parlé de sa vie passée lorsqu’elle était bien plus jeune.
Elle révèle avoir expérimenté la pratique du lesbianisme connue à l’école secondaire sous le nom de «supi supi» tout en grandissant en tant que jeune fille.
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S’exprimant sur StarrChat le mercredi 28 avril et comme le rapporte Ghanaweb, la ministre de la Communication a révélé que cette étape de sa vie n’était qu’une phase passagère durant laquelle elle devait explorer sa sexualité.
Elle l’a fait savoir en partageant son point de vue sur les questions LGBTQ + qui ont récemment fait la une des journaux dans le pays.
Elle a ajouté que même si elle était attirée par le sexe opposé, elle voulait juste avoir une idée de ce que c’était d’être avec le même sexe.
« La plupart d’entre nous qui sommes passés par le système d’internat auraient été exposés, en particulier dans les écoles de filles et dans certaines écoles mixtes, au «supisme» (terme local définissant le lesbianisme. Nous l’avons fait. Je ne m’en excuse pas, mais j’aime les hommes. « , a déclaré la ministre.
Ursula a dit qu’elle était heureuse qu’à l’époque où elle explorait activement sa sexualité avec des filles, il n’y avait rien de tel que les médias sociaux, sinon cela aurait été un record permanent qu’elle aurait dû vivre avec le reste de sa vie.
« Vous explorez votre sexualité, alors vous faites toutes sortes de bêtises en grandissant. Dieu merci, il n’y avait pas de médias sociaux quand nous grandissions; vous laisserez un enregistrement permanent de certaines de ces choses folles… »
Le contexte socioculturel du lesbianisme au Ghana
Au Ghana, la question des orientations sexuelles minoritaires, notamment le lesbianisme, est souvent entourée de tabous et de stigmatisation. Le terme « supi supi », évoqué par Ursula Owusu-Ekuful, illustre cette réalité locale où certaines pratiques homosexuelles sont perçues comme des phases expérimentales plutôt que des identités durables. Dans les écoles secondaires, en particulier dans les internats féminins, ces expériences peuvent être vécues dans un espace relativement fermé, où les adolescents cherchent à comprendre leur propre sexualité sans forcément s’identifier immédiatement à une orientation donnée.
Cette dynamique est renforcée par les normes culturelles et religieuses très présentes au Ghana, qui valorisent l’hétérosexualité et condamnent souvent les relations homosexuelles. Ainsi, les témoignages comme celui de la ministre apportent un éclairage précieux sur la complexité des vécus individuels, loin des jugements catégoriques. Ils contribuent également à ouvrir un débat plus nuancé sur la sexualité, la liberté d’expression et les droits LGBTQ+ dans un pays où ces questions sont encore largement taboues.
L’impact des médias sociaux sur la vie privée et l’exploration sexuelle des jeunes
Ursula Owusu-Ekuful a souligné l’absence des médias sociaux durant sa jeunesse comme un facteur lui ayant permis d’expérimenter sa sexualité sans crainte d’une exposition permanente. Aujourd’hui, les plateformes numériques ont profondément changé la manière dont les jeunes explorent et partagent leur identité sexuelle. Les réseaux sociaux peuvent être à la fois un espace d’émancipation, permettant aux jeunes LGBTQ+ de trouver du soutien et des communautés, mais aussi un terrain propice à la stigmatisation, au harcèlement et à la diffusion incontrôlée d’informations personnelles.
Cette double facette des médias sociaux soulève des questions importantes sur la protection de la vie privée des adolescents, la gestion des contenus sensibles et la nécessité d’une éducation sexuelle adaptée aux réalités numériques. Le témoignage de la ministre invite ainsi à réfléchir aux conséquences à long terme de l’exposition médiatique sur les parcours personnels, notamment dans des sociétés où le jugement social reste très marqué.
FAQ
1. Que signifie le terme « supi supi » dans le contexte ghanéen ?
« Supi supi » est un terme local utilisé au Ghana pour décrire le lesbianisme, en particulier dans le contexte des écoles secondaires. Il fait référence à des expériences homosexuelles souvent perçues comme temporaires ou expérimentales durant l’adolescence.
2. Pourquoi la ministre Ursula Owusu-Ekuful a-t-elle parlé de son expérience passée ?
Elle a partagé cette expérience pour apporter un point de vue personnel sur les questions LGBTQ+ au Ghana, soulignant que son exploration du lesbianisme était une phase passagère et qu’elle s’identifie aujourd’hui comme attirée par le sexe opposé.
3. Quel est l’impact des médias sociaux sur l’exploration sexuelle des jeunes aujourd’hui ?
Les médias sociaux offrent aux jeunes un espace pour s’exprimer et trouver du soutien, mais ils peuvent aussi exposer ces expériences à un public large, parfois entraînant stigmatisation et harcèlement. Cela rend la gestion de la vie privée et l’éducation sexuelle d’autant plus cruciales.
4. Comment la société ghanéenne réagit-elle aux questions LGBTQ+ ?
La société ghanéenne reste majoritairement conservatrice et les questions LGBTQ+ sont souvent taboues. Les orientations sexuelles minoritaires sont fréquemment stigmatisées, ce qui rend les témoignages publics comme celui de la ministre particulièrement importants pour sensibiliser et encourager un dialogue plus ouvert.
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