Cycle de règlement-livraison en Côte d’Ivoire : le passage historique de J+3 à J+2 révolutionne la bourse en 2025
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En cette fin d’année 2025, la Côte d’Ivoire franchit une étape cruciale dans l’évolution de son marché financier. Le Directeur Général du Depository Central-Bourse Réglementaire (DC-BR) a officialisé à Abidjan la réduction du cycle de règlement-livraison des transactions sur titres, passant de J+3 à J+2. Un progrès technique aux conséquences profondes, porté par l’ensemble des acteurs clés du monde de la bourse et de la finance ivoirienne.
Comprendre le cycle règlement-livraison : pourquoi ce changement est-il important ?
Le cycle règlement-livraison correspond au délai entre la conclusion d’une transaction d’achat ou de vente d’un titre financier et la réception effective des titres et des fonds. Traditionnellement, en Côte d’Ivoire comme dans plusieurs places boursières africaines, ce délai était fixé à 3 jours ouvrés (J+3).
Passer à J+2 signifie que les investisseurs et les intermédiaires financiers peuvent désormais recevoir leurs titres achetés et régler les fonds dans un délai raccourci à deux jours ouvrés après la transaction. Ce délai plus court :
- Réduit les risques de contrepartie en limitant la période d’incertitude entre transaction et règlement.
- Améliore la liquidité des titres, encourageant ainsi davantage d’opérations sur le marché.
- Augmente la compétitivité de la Bourse régionale, notamment face aux autres places financières internationales.
- Renforce la confiance des investisseurs, un levier crucial pour attirer des capitaux locaux et étrangers.
Un changement salué par tous les acteurs du marché ivoirien
La cérémonie de lancement officiel à Abidjan a rassemblé des acteurs de premier plan : sociétés de bourse, banques, autorités de régulation et représentants du gouvernement. Tous ont souligné que le passage à J+2 s’inscrit dans une dynamique régionale d’harmonisation et de modernisation des systèmes financiers.
Le Directeur Général du DC-BR a déclaré que cette évolution était le fruit d’une « volonté commune d’adapter la Côte d’Ivoire aux standards internationaux afin de soutenir la croissance économique et financière du pays et de la sous-région ». La mise en œuvre a nécessité des investissements technologiques importants, des formations et une coordination renforcée entre tous les intervenants.
Quels impacts pour les investisseurs et les entreprises ?
Pour les investisseurs particuliers et institutionnels, ce raccourcissement de cycle signifie un accès plus rapide aux liquidités et une réduction des coûts liés aux risques de contrepartie. Un point essentiel dans un climat économique mondial parfois incertain.
Les entreprises cotées en bourse en bénéficient aussi indirectement : un marché plus dynamique et mieux sécurisé peut faciliter la levée de capitaux, encourager les introductions en bourse et contribuer au financement de projets structurants.
Une avancée dans un contexte africain dynamique
À l’échelle africaine, plusieurs places financières majeures ont déjà adopté le cycle J+2, notamment en Afrique du Sud et au Maroc. La Côte d’Ivoire rejoint ainsi le peloton des pays les plus avancés sur le continent en matière de régulation boursière.
Cette harmonisation profite à l’économie ouest-africaine, en alignant davantage les pratiques et en facilitant l’interconnexion des marchés. Cela augure d’une intégration financière régionale renforcée, soutenant les flux d’investissement intra-africains et internationaux.
Conclusion : un pas décisif vers la modernisation économique ivoirienne
Le passage du cycle règlement-livraison de J+3 à J+2 en Côte d’Ivoire n’est pas qu’un détail technique. C’est un signal fort envoyé aux investisseurs et au marché mondial : la place financière ivoirienne est en pleine mutation et prête à relever les défis de demain.
Alors que 2025 touche à sa fin et que les perspectives économiques pour 2026 s’annoncent ambitieuses, cette réforme s’inscrit comme un levier puissant pour booster les échanges boursiers, améliorer la transparence et, in fine, accompagner la croissance économique de la nation et de toute la région ouest-africaine.
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