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Actualités 16 avril 2021 5 min de lecture 23 vues

Côte d’Ivoire/ Massacre de Duekoué : Amadé Ouérémi condamné à la prison à vie

L'ancien chef de milice Amadé Ouérémi a été condamné à la prison à vie pour son rôle dans le massacre de Duekoué, survenu lors de la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011. Cette décision rendue par le Tribunal criminel d’Abidjan Plateau…

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Côte d’Ivoire/ Massacre de Duekoué : Amadé Ouérémi condamné à la prison à vie

Massacre de Duekoué, dans l’ouest du pays. L’ancien chef de milice, Amadé Ouérémi condamné à la prison à vie avec une amende de près de 2 milliards de FCFA à reverser à l’Etat de Côte d’Ivoire.

Débuté depuis le 24 mars 2021, le dernier acte du procès du massacre de Duékoué dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, a pris fin cet après-midi. Le verdict final a été prononcé aujourd’hui par le Tribunal criminel d’Abidjan Plateau. En effet, le tribunal, chargé de juger les faits a rendu son verdict en condamnant à perpétuité le principal mis en cause, Amadé Ouérémi.

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10 ans après le massacre dans l’ouest du pays, un accusé a comparu devant la justice ivoirienne. Il s’agit d’Amadé Ouérémi, il vient d’être condamné à la prison à vie avec une amande avoisinant la somme de 2 milliards de Fcfa.

Cette sentence du tribunal criminel tombe alors que son avocate, Isabelle Roselyne Aka-Serikpa, qui avait avancé la thèse d’un génocide a plaidé pour l’allègement de sa peine.

Selon l’avocate, il n’avait pas agi seul, même si là encore, contrairement à certaines allégations, aucune preuve de commandement quelconque n’a été versée au dossier.

Amadé Ouérémi, mercenaire, recruté par certains chefs de guerre d’alors, ainsi que plusieurs de ses compagnons regagnaient en maîtres absolus dans l’ouest du pays tout en s’accaparant les biens des populations de l’Ouest. Notons que la crise post-électorale de 2010-2011 a causé la mort de 3000 personnes dans le pays selon les Nations Unies.


Contexte historique et politique du massacre de Duekoué

Le massacre de Duekoué s’inscrit dans le cadre de la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011, une période particulièrement sombre de l’histoire contemporaine de la Côte d’Ivoire. Après la présidentielle contestée entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, le pays a plongé dans un conflit armé qui a opposé forces loyales à Gbagbo et partisans d’Ouattara. Duekoué, située dans l’ouest du pays, a été l’un des foyers les plus touchés par cette violence. Des milices armées, dont celle dirigée par Amadé Ouérémi, ont perpétré des exactions contre les populations civiles, souvent ciblées en raison de leur appartenance ethnique ou supposée affiliation politique. Ce contexte de tensions ethniques et politiques a favorisé un climat propice aux massacres, pillages et déplacements massifs de population.

Les Nations Unies ont estimé que la crise a causé la mort d’environ 3 000 personnes à travers le pays, avec des milliers d’autres blessées ou déplacées. La région de Duekoué, en particulier, a connu des violences d’une extrême brutalité, marquées par des exécutions sommaires, des viols et la destruction de biens. Ce contexte a rendu la justice ivoirienne et internationale déterminée à faire la lumière sur ces événements et à sanctionner les responsables.

Implications judiciaires et réactions nationales

La condamnation à la prison à vie d’Amadé Ouérémi marque une étape importante dans le processus de justice transitionnelle en Côte d’Ivoire. Ce verdict, rendu par le Tribunal criminel d’Abidjan Plateau, est perçu comme un signal fort envoyé par l’État aux milices et autres groupes armés qui ont commis des crimes durant la crise. L’amende de près de 2 milliards de FCFA à reverser à l’État souligne également la volonté de réparation symbolique envers les victimes et la société ivoirienne.

Sur le plan national, la décision judiciaire a suscité des réactions diverses. Certains acteurs politiques et associations de victimes ont salué ce verdict comme un pas vers la réconciliation et la restauration de la paix, tandis que d’autres appellent à poursuivre les enquêtes pour identifier et juger d’autres auteurs présumés. L’avocate d’Amadé Ouérémi, Isabelle Roselyne Aka-Serikpa, avait plaidé pour la reconnaissance d’un génocide, ce qui a été rejeté faute de preuves suffisantes, mais a mis en lumière la complexité des responsabilités dans ces événements.

Enfin, cette condamnation intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire cherche à renforcer son système judiciaire et à promouvoir la justice pour prévenir toute récidive de violences post-électorales. Le procès d’Amadé Ouérémi pourrait servir de précédent pour d’autres dossiers liés à la crise de 2010-2011.

Foire aux questions (FAQ)

1. Qui est Amadé Ouérémi ?

Amadé Ouérémi est un ancien chef de milice actif lors de la crise post-électorale ivoirienne de 2010-2011. Mercenaire recruté par certains chefs de guerre, il a été reconnu coupable de crimes liés au massacre de Duekoué.

2. Quelles sont les charges retenues contre lui ?

Il a été condamné pour son rôle dans des exactions commises lors du massacre de Duekoué, incluant des violences contre des civils, pillages et autres crimes graves. Le tribunal a prononcé une peine de prison à vie et une amende d’environ 2 milliards de FCFA.

3. Pourquoi le procès a-t-il duré aussi longtemps ?

Le procès a débuté en mars 2021, soit près de dix ans après les faits. Cette durée s’explique par la complexité des enquêtes, la collecte de preuves, les questions de compétence judiciaire et les défis liés à la justice transitionnelle dans un contexte post-conflit.

4. Quelle est la portée de cette condamnation pour la Côte d’Ivoire ?

Cette condamnation est un signal fort dans la lutte contre l’impunité en Côte d’Ivoire. Elle contribue à la justice pour les victimes, à la réconciliation nationale et à la prévention des futures violences armées liées à des conflits politiques ou ethniques.


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