Alors que le rapport d’une enquête gouvernementale n’a toujours pas été rendu public sur la catastrophe ferroviaire d’Eseka du 21 octobre 2016 (79 morts et 600 blessés officiellement), un train de Camrail, filiale camerounaise du français Bolloré, a percuté des passants dans la nuit du 8 mars 2017 à Yaoundé, faisant au moins trois morts et deux blessés graves.
« Un train de travaux, de retour du chantier de renouvellement de la voie à l’entrée de la ville de Yaoundé a percuté des passants sur la voie ferrée. Le bilan fait état d’un corps retrouvé sur la voie, un corps récupéré par une famille avant l’arrivée des secours, un blessé décédé à l’hôpital et deux blessés conduits à l’hôpital. Soit au total trois morts dont deux corps déposés à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé », affirme le service de communication de Camrail.
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Dans un communiqué publié le 8 mars, Camrail présente « ses sincères condoléances » et en profite pour rappeler que la traversée des voies ferrées est rigoureusement encadrée par le code de la route. Et que l’occupation anarchique des emprises ferroviaires n’est pas de nature à assurer la sécurité optimale des circulations ferroviaires.
Mais il faut noter que le bilan macabre de Camrail est jugé très minoré par des riverains du quartier Elig-Edzoa, à Yaoundé, le lieu où s’est produit l’accident. Plusieurs sources parlent d’au moins cinq morts sur le champ.
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Rédaction
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