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Affaire des 18 supporters sénégalais au Maroc : l’avocat dénonce un procès inéquitable et des otages en attente
A LA UNE La redaction 22 février 2026 3 min 0 com.

Affaire des 18 supporters sénégalais au Maroc : l’avocat dénonce un procès inéquitable et des otages en attente

Affaire Des 18 Supporters Sénégalais Au Maroc : L’avocat Dénonce Un Procès Inéquitable Et Des Otages En Attente

La condamnation des 18 supporters sénégalais au Maroc suscite une vive polémique. Me Patrick Kabou, leur avocat, a vivement critiqué la procédure judiciaire, dénonçant des violations flagrantes des droits de la défense. Selon lui, ces supporters se perçoivent désormais comme de véritables otages en attente d’une libération.

Des manquements graves à la défense

Dans une déclaration publique, Me Patrick Kabou a expliqué que ses clients rejettent catégoriquement le verdict rendu par la justice marocaine. Ils estiment que le procès « n’est pas le leur » car leurs droits fondamentaux ont été bafoués tout au long de la procédure. Un point crucial soulevé concerne la barrière linguistique : les accusés n’auraient compris les accusations que lors d’une audience tenue le 12 février, grâce à l’intervention exceptionnelle du vice-consul du Sénégal qui a assuré la traduction en wolof.

Absence d’interprète et d’assistance légale

L’avocat affirme que les supporters n’ont bénéficié ni d’un interprète en wolof, ni d’une représentation juridique adéquate lors des phases d’enquête et d’audition par le Procureur du Roi. De plus, ils auraient été privés de la possibilité de rencontrer leurs avocats pour préparer leur défense. Ces carences ont profondément affecté la transparence et l’équité du procès.

Un procès incompris et un appel rejeté

Lors des audiences des 12 et 19 février, les échanges se sont déroulés principalement en arabe, sans traduction effective, même si un traducteur assermenté était présent. Les supporters n’ont donc pas pu suivre les débats ni être assistés correctement. Face à cette situation, ils refusent de faire appel, estimant que cela reviendrait à entériner une procédure qu’ils jugent profondément injuste.

Une situation qualifiée d’otage par leur avocat

Me Patrick Kabou conclut en soulignant que ses clients ne reconnaissent pas la décision judiciaire et se considèrent comme « des otages en attente de leur libération ». Cette affaire pourrait ainsi alimenter des tensions diplomatiques entre le Sénégal et le Maroc, tandis que la question des droits humains des supporters reste au cœur des débats.

Contexte et perspectives

Ce dossier intervient dans un climat tendu autour de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, où jusqu’à deux ans de prison ferme et de lourdes amendes ont été requis contre ces supporters. Le Maroc a déjà averti ses ressortissants vivant au Sénégal, témoignant d’une crise diplomatique latente qui ne cesse de s’envenimer.

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