Affaire Blanche Kandolo : ce que l’on sait sur l’audience de Marcello Tunasi et la polémique autour d’un “trou de mémoire”
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L’affaire liée au décès de Blanche Odia Kandolo Tunasi continue de faire réagir en RDC et dans la diaspora. Ces derniers jours, des publications sur les réseaux sociaux affirment que le pasteur Marcello Tunasi aurait tenu des propos surprenants lors d’une audience, notamment en évoquant une perte de mémoire. Mais que sait-on vraiment, à ce stade, sur des bases vérifiées ?
Ce qui est confirmé sur le décès de Blanche Kandolo
Blanche Odia Kandolo Tunasi est décédée en juin 2024. Plusieurs médias ont relayé l’annonce, et l’Église La Compassion (CREFM) avait publié un communiqué confirmant le décès “inopiné”.
En août 2025, Marcello Tunasi a également donné sa version publiquement, indiquant que son épouse était décédée à Istanbul (Turquie) à la suite d’un malaise (arrêt cardiaque) après une intervention, selon ses déclarations.
Pourquoi Marcello Tunasi est entendu par la justice
Selon des articles publiés en février 2026, Marcello Tunasi a été entendu à Kinshasa dans un contexte de procédure l’opposant à la famille de son épouse défunte. Des éléments mentionnent des interrogations portant notamment sur un document administratif lié au décès (le certificat), et plus largement sur le dossier qui entoure ce décès et ses conséquences.
Point important : d’après une vérification factuelle publiée par l’ACP, il s’agit d’une procédure civile (liée notamment à la gestion de biens), et la rumeur selon laquelle il aurait été arrêté/détenu est fausse : après sa présentation, il est reparti libre et l’audience a été renvoyée à mars 2026.
“Perte de mémoire” à l’audience : ce qui circule, et ce qui manque
Sur les réseaux sociaux, certains contenus affirment qu’au tribunal, Marcello Tunasi aurait eu du mal à répondre sur des éléments clés (date/circonstances), en parlant de traumatisme et de “trous de mémoire”.
À ce stade, le problème, c’est qu’il n’existe pas de compte rendu officiel public complet permettant de confirmer mot à mot ces échanges : selon AllAfrica, ni la défense ni le parquet n’ont communiqué publiquement sur le détail des discussions, malgré la durée d’audition évoquée.
Conclusion prudente : on peut rapporter que “des propos de perte de mémoire sont évoqués dans des contenus viraux”, mais on ne peut pas les présenter comme une transcription certaine.
Pourquoi cette séquence choque l’opinion
Ce qui alimente la polémique, c’est le contraste entre :
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des contenus viraux récents évoquant une difficulté à se souvenir à l’audience,
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et une version antérieure où le pasteur donnait un récit relativement détaillé de son déplacement et des démarches autour de l’hospitalisation.
C’est précisément ce décalage qui nourrit les commentaires, entre ceux qui y voient une stratégie de défense et ceux qui estiment qu’un choc psychologique peut altérer la mémoire.
Ce qu’il faut surveiller maintenant
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La prochaine audience (mars 2026) et toute communication officielle (tribunal/avocats).
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Les documents et éléments de procédure qui pourraient être rendus publics.
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Les démentis/clarifications : la désinformation circule vite (exemple : la fausse arrestation).
En résumé
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Le décès de Blanche Tunasi en juin 2024 est établi et largement rapporté.
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Une procédure judiciaire existe et a connu des développements en février 2026.
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Les phrases exactes attribuées au pasteur à l’audience circulent surtout via des contenus viraux ; sans compte rendu officiel public, il faut les traiter au conditionnel.
Rappel : affaire en cours → présomption d’innocence et prudence sur les affirmations non confirmées.
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