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Actualités 10 janvier 2026 2 min de lecture 50 vues

AES : L’intégration économique accélérée pour cette raison

Confrontées à la faiblesse persistante des échanges commerciaux entre pays sahéliens, les autorités de l’Alliance des États du Sahel (AES) affichent leur volonté d’accélérer l’intégration économique afin de…

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AES : L’intégration économique accélérée pour cette raison

Confrontées à la faiblesse persistante des échanges commerciaux entre pays sahéliens, les autorités de l’Alliance des États du Sahel (AES) affichent leur volonté d’accélérer l’intégration économique afin de mieux exploiter le potentiel régional. Cette ambition a été réaffirmée lors du Conseil des ministres du 7 janvier 2026 au Mali, consacré à l’état d’avancement du chantier économique de la Confédération réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Les constats sont largement partagés par les institutions internationales. Selon l’African Trade Report 2024 d’Afreximbank, les échanges intra-africains ne représentaient qu’environ 15 % des exportations totales du continent en 2023, loin derrière l’Europe ou l’Asie. En Afrique de l’Ouest, malgré l’existence de cadres comme la CEDEAO et l’UEMOA, le commerce intrarégional reste limité, oscillant entre 10 % et 15 % selon l’ONU-DESA et le centre Tralac. Les flux commerciaux entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger demeurent particulièrement modestes, illustrant une intégration encore fragmentée.

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Pour les autorités de l’AES, cette situation freine la croissance et empêche les économies sahéliennes de tirer profit de leurs complémentarités agricoles, industrielles et de leur proximité géographique. Les barrières administratives, le manque d’harmonisation des règles commerciales et la faible coordination des politiques économiques sont régulièrement pointés du doigt.

Face à ces défis, les États membres ont engagé la construction d’un cadre économique commun. Celui-ci prévoit l’harmonisation progressive des politiques commerciales et industrielles, la facilitation de la circulation des biens et des personnes, ainsi qu’un rôle accru du secteur privé. La création d’une Alliance des Chambres de Commerce et d’Industrie de l’AES et d’un mécanisme de dialogue public-privé vise à renforcer l’implication des acteurs économiques.

La coopération agricole constitue également un pilier stratégique, avec des accords entre offices céréaliers pour améliorer les politiques de stockage et d’échanges. Enfin, une matrice de recommandations pour 2026 et un comité de suivi ont été adoptés afin de garantir l’application effective des décisions.

Pour ses promoteurs, l’AES ambitionne de bâtir une intégration économique plus pragmatique, adaptée aux réalités sahéliennes et aux défis communs de développement et de souveraineté économique.

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edgard2023
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