Tensions en Afrique de l’Est : Pourquoi le Soudan dénonce la rencontre controversée entre l’Ouganda et le chef paramilitaire du RSF
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En ce début d’année 2026, la région de l’Afrique de l’Est reste en proie à des tensions politiques et militaires majeures. Le Soudan, en particulier, s’insurge contre une récente rencontre diplomatique qu’il qualifie d’illégale entre l’Ouganda et Mohamed Hamdan Dagalo, à la tête des Forces de soutien rapide (RSF), un groupe paramilitaire controversé.
Qui est Mohamed Hamdan Dagalo, alias ‘Hemedti’?
Mohamed Hamdan Dagalo, surnommé ‘Hemedti’, est une figure controversée du paysage politique soudanais. Leader des RSF, il joue un rôle clé dans le conflit qui secoue le Soudan depuis plusieurs années. Initialement formés pour lutter contre les groupes rebelles, les RSF sont aujourd’hui accusés de violations des droits humains graves et sont considérés par Khartoum comme des acteurs déstabilisateurs.
La controverse autour de cette rencontre en Ouganda
La récente visite de Hemedti en Ouganda, où il a rencontré des responsables officiels, suscite une vive polémique. Le gouvernement soudanais a dénoncé cette démarche comme une violation du droit international, rappelant que les RSF sont sous sanctions internationales et considérés par Khartoum comme une force illégitime.
Pour le Soudan, cette rencontre est plus qu’un simple geste diplomatique : elle représente un soutien implicite, voire une légitimation des RSF sur la scène régionale. Ce fait intervient dans un contexte où le pays lutte pour retrouver la stabilité après des années de conflit armé et de tensions internes.
Les enjeux pour la stabilité régionale
Cette polémique entre Khartoum et Kampala ne se limite pas à une querelle bilatérale. Elle touche à l’équilibre fragile de toute la région de la Corne de l’Afrique. L’Ouganda, acteur clé dans la diplomatie est-africaine, est accusé par le Soudan de s’immiscer dans ses affaires internes, ce qui pourrait exacerber les tensions et compliquer les efforts internationaux pour pacifier la zone.
Les experts redoutent que ce soutien tacite aux RSF encourage d’autres groupes paramilitaires à poursuivre leurs activités, plongeant la région dans un cycle de violence et d’instabilité.
Réactions et implications internationales
La communauté internationale, notamment l’Union africaine et l’ONU, observe cette escalade avec préoccupation. Plusieurs organismes appellent à la reprise du dialogue entre Khartoum et Kampala, insistant sur la nécessité d’éviter toute action susceptible d’aggraver la crise soudanaise.
Dans ce contexte, les sanctions contre les RSF pourraient être renforcées, et des pressions diplomatiques accrues sur l’Ouganda pourraient s’intensifier si la situation ne se calme pas.
Conclusion : un avertissement pour la diplomatie régionale
La dénonciation du Soudan contre l’Ouganda pour avoir reçu Mohamed Hamdan Dagalo est un signal fort de la fragilité encore prononcée de la région. Ce différend illustre à quel point les alliances et rencontres non consensuelles peuvent miner les efforts de paix. L’Afrique de l’Est doit aujourd’hui naviguer avec prudence pour ne pas voir ses espoirs de stabilité s’éloigner davantage.
Pour les pays francophones d’Afrique et leur diaspora, suivre ces enjeux est crucial car ils impactent les dynamiques économiques, migratoires et sécuritaires de toute la région, y compris par des répercussions indirectes jusqu’en Afrique de l’Ouest et en Europe.
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