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Finale de la CAN : Pourquoi l’arbitre Jean-Jacques Ndala échappe aux sanctions malgré la controverse
Sports La redaction 29 janvier 2026 4 min 0 com.

Finale de la CAN : Pourquoi l’arbitre Jean-Jacques Ndala échappe aux sanctions malgré la controverse

Finale De La Can : Pourquoi L’arbitre Jean-Jacques Ndala Échappe Aux Sanctions Malgré La Controverse

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) a suscité un intense débat, notamment autour de l’arbitrage de Jean-Jacques Ndala. Alors que plusieurs sanctions ont été prononcées par le Jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) suite aux incidents survenus lors de ce match capital, l’arbitre central est resté exempt de toute mesure disciplinaire. Cette décision a alimenté de nombreuses interrogations, auxquelles le journaliste Anthony Pla apporte un éclairage fondé sur la réglementation en vigueur.

Un cadre réglementaire strict encadrant les sanctions contre les arbitres

Selon l’analyse d’Anthony Pla, Jean-Jacques Ndala n’a enfreint aucune règle contenue dans le Code disciplinaire de la CAF ni dans celui propre à la CAN. En effet, les textes stipulent que seules des violations graves telles que des manquements à l’éthique ou des faits avérés de corruption peuvent justifier une sanction à l’encontre d’un officiel. En l’absence de preuves concrètes, toute accusation publique à son encontre relèverait de la diffamation, engageant potentiellement la responsabilité judiciaire de leurs auteurs.

Décisions arbitrales : une finalité inscrite dans les règles du jeu

Il est fondamental de rappeler que les décisions prises par les arbitres, même lorsqu’elles sont controversées ou jugées erronées, sont définitives. Ce principe est clairement établi dans les règlements internationaux, qui prévoient un système distinct d’évaluation des arbitres, reposant sur des mécanismes internes de notation et de promotion. Cette procédure diffère complètement de celle applicable aux joueurs, équipes, entraîneurs ou supporters, qui peuvent faire l’objet de sanctions disciplinaires par leurs fédérations respectives.

Analyse des décisions de Jean-Jacques Ndala durant la finale

Anthony Pla estime que les décisions prises par l’arbitre durant la finale, notamment le refus d’un but au Sénégal et celui d’un penalty en faveur du Maroc, ne constituent pas en soi un scandale. Il souligne que, pour maintenir une cohérence arbitrale, des décisions équivalentes devaient être appliquées dans ces deux situations litigieuses. Le véritable problème aurait été une incohérence dans l’application des règles plutôt que la nature même des décisions.

Les défis de l’arbitrage africain et la question de la VAR

L’un des enseignements majeurs de cette finale est la difficulté qu’éprouvent les arbitres face aux critères d’arbitrage adoptés. Après une période de sévérité, une approche plus pédagogique a été privilégiée, générant toutefois une confusion perceptible chez les arbitres et les joueurs. Des experts internationaux consultés par Anthony Pla ont révélé une absence totale de consensus sur les décisions litigieuses, soulignant la complexité du contexte.

Par ailleurs, l’utilisation de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) a également été pointée du doigt. Dans plusieurs pays africains où cette technologie est absente des compétitions nationales, la maîtrise de son usage au niveau continental reste problématique. Selon le journaliste, sans VAR, les incidents de fin de match auraient probablement été évités, renforçant le débat sur son intégration harmonieuse.

Instabilité à la tête de l’arbitrage africain : un frein à la cohérence

La question du leadership dans l’arbitrage continental est cruciale. Anthony Pla souligne que la récente nomination du responsable des arbitres, en poste depuis seulement quelques mois, succédant à un prédécesseur de deux ans, illustre une instabilité qui complique l’établissement d’une ligne claire et durable. Cette situation rend plus difficile l’harmonisation des décisions et la crédibilité des officiels africains sur la scène internationale.

Conclusion : appel à un examen approfondi des faits et textes

Face à la polémique, il est essentiel de privilégier une lecture rigoureuse des règlements et des faits établis plutôt que de se laisser guider par les émotions ou les opinions purement subjectives. Les décisions de la CAF, en se fondant sur les textes, respectent les procédures prévues. Ainsi, seul un examen approfondi et objectif permettra de faire évoluer la perception et, le cas échéant, les pratiques arbitrales pour les prochaines éditions de la CAN.

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