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Quel devenir pour l’industrie charbonnière sud-africaine ?
A LA UNE edgard2023 6 janvier 2026 2 min 0 com.

Quel devenir pour l’industrie charbonnière sud-africaine ?

Dans la province sud-africaine de Mpumalanga, cœur historique de l’industrie charbonnière, Cyprial mène une vie bien éloignée de ses rêves d’enfance. Lui qui espérait devenir avocat travaille aujourd’hui dans l’obscurité totale d’une mine de charbon illégale, creusant la roche à la pioche au péril de sa vie. Comme lui, des dizaines d’hommes s’enfoncent chaque jour dans des tunnels étroits, éclairés par de simples lampes frontales, pour extraire un charbon destiné aux marchés informels de la région d’Ermelo.

L’Afrique du Sud figure parmi les plus grands producteurs mondiaux de charbon, une ressource qui fournit environ 80 % de son électricité. Pourtant, dans le Mpumalanga, de nombreux habitants vivent encore sans accès fiable à l’énergie, malgré des décennies d’exploitation minière à grande échelle. Le taux de chômage y atteint 34 %, dépassant la moyenne nationale, poussant une partie de la jeunesse vers l’exploitation minière non autorisée.

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Le gouvernement qualifie ces travailleurs de « mineurs illégaux » et les considère comme une menace pour l’économie et la sécurité. Les intéressés préfèrent parler d’« exploitation minière artisanale », qu’ils estiment essentielle à la survie des communautés locales. Selon leurs représentants, le charbon extrait sert principalement à la cuisson et au chauffage, des besoins de base pour des populations qui ne peuvent s’offrir l’électricité.

En 2021, l’Afrique du Sud a signé un accord international de 8,5 milliards de dollars pour une transition énergétique juste, visant à réduire sa dépendance au charbon. Mais sur le terrain, cette transition suscite des craintes. Les habitants redoutent d’être une nouvelle fois exclus des bénéfices économiques, comme ce fut le cas durant l’ère de l’apartheid.

Les mineurs artisanaux réclament une reconnaissance légale et un accès encadré aux ressources minières. Toutefois, la formalisation reste coûteuse et freinée par la bureaucratie. Pour eux, une transition véritablement juste ne peut réussir sans intégrer les communautés locales, en conciliant développement économique, justice sociale et durabilité environnementale.

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