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Centrafrique : Les points clés des élections du 28 décembre
A LA UNE edgard2023 24 décembre 2025 2 min 0 com.

Centrafrique : Les points clés des élections du 28 décembre

La République centrafricaine (RCA) se prépare à organiser des élections présidentielles et législatives le 28 décembre, dans un contexte marqué par de fortes préoccupations sécuritaires et des controverses politiques persistantes. Le président Faustin-Archange Touadéra, au pouvoir depuis 2016, est donné favori pour remporter un troisième mandat, rendu possible par la révision constitutionnelle adoptée par référendum en 2023, qui a supprimé la limitation du nombre de mandats présidentiels.

Cette décision de briguer un nouveau mandat a suscité une vive contestation. Plus tôt cette année, plusieurs milliers de personnes sont descendues dans les rues pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une dérive autoritaire. Parallèlement, des organisations de défense des droits humains ont exprimé leurs inquiétudes face à une répression accrue à l’approche du scrutin, tandis qu’un important bloc de l’opposition a annoncé son boycott, dénonçant un environnement électoral déséquilibré.

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Sur le plan sécuritaire, la Centrafrique, pays enclavé d’environ 5,5 millions d’habitants, reste fragilisée par des années de conflits avec des groupes armés. Bien que des accords de paix aient récemment été signés avec certains groupes rebelles, la stabilité demeure précaire. La MINUSCA, présente depuis 2014, déploie près de 14 000 soldats et 3 000 policiers pour sécuriser le processus électoral, malgré une réduction annoncée de ses effectifs pour des raisons budgétaires.

La sécurité du régime repose également sur des soutiens extérieurs. Alliée étroite de la Russie, la RCA s’appuie depuis plusieurs années sur le groupe Wagner, même si des tensions sont apparues récemment avec Moscou autour d’un éventuel remplacement par l’Africa Corps. Le Rwanda joue aussi un rôle clé, avec une présence militaire significative destinée à contenir les groupes armés.

Dans ce climat de tensions, Human Rights Watch a alerté sur des risques d’irrégularités électorales, notamment liés aux listes électorales et à l’accès inégal des candidats de l’opposition. Selon plusieurs analystes, ces facteurs pourraient favoriser une victoire de Faustin-Archange Touadéra et renforcer la domination de son parti au Parlement.

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