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Actualités 22 avril 2021 4 min de lecture 26 vues

Que sait-on du FACT, le groupe rebelle qui menace le Tchad ?

Ce nom fait l’actualité du côté du Tchad. Il est associé aux armes, à la rébellion et c’est tout à fait correct. Le Front pour le changement et la concorde au Tchad (FACT), ce groupe qui fait parler de lui,…

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Que sait-on du FACT, le groupe rebelle qui menace le Tchad ?

 

Ce nom fait l’actualité du côté du Tchad. Il est associé aux armes, à la rébellion et c’est tout à fait correct. Le Front pour le changement et la concorde au Tchad (FACT), ce groupe qui fait parler de lui, serait né en 2016 d’une scission entre Mahamat Mahdi Ali et Mahamat Nouri, le chef historique de la rébellion tchadienne. Ce dernier dirigeait l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD). Mahamat Nouri est un ancien compagnon d’armes d’Hissene Habre devenu ministre d’Idriss Deby avant de finalement rejoindre la rébellion.

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Le groupe rebelle est aujourd’hui proche du maréchal Khalifa Belqasim Haftar Alferjani. Ce dernier reconnu comme chef de l’Armée nationale libyenne depuis 2015 s’était brouillé avec le guide libyen Khadafi. Des spécialistes estiment aujourd’hui que de nombreuses armes de toute sorte sont restées en Libye après la mort du général Khadafi. Le pays étant devenu une base arrière pour ces rebelles, des armements seraient mis à leur disposition.

Le FACT regroupe des officiers tchadiens dissidents déserteurs et d’autres rebelles ou mercenaires tchadiens. Le FACT semble très bien équipé et armé. Cette fois, il est décidé à en finir avec l’armée tchadienne. Il a conquis la partie Nord du Tchad avant de descendre vers la région du Kanem où les accrochages ont été rudes avec l’armée commandée par Idriss Deby.

Le journaliste, analyste politique et fondateur de La Lettre du Continent, Antoine Glase, estime que le FACT aurait entre 1.000 et 1.500 hommes et environ 100 à 150 véhicules pour ses opérations.


Origines et motivations du FACT

Le Front pour le changement et la concorde au Tchad (FACT) trouve ses racines dans les divisions profondes qui traversent la classe politique tchadienne depuis plusieurs décennies. La scission de 2016, qui a donné naissance au FACT, est emblématique des tensions internes au sein des groupes rebelles et des élites militaires. Mahamat Nouri, figure centrale du FACT, symbolise cette opposition persistante au régime en place, incarné par Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 1990. Le FACT revendique la lutte contre la marginalisation politique, la mauvaise gouvernance et la violation des droits humains au Tchad. En exploitant le sentiment d’exclusion de certaines régions, notamment le nord du pays, le groupe parvient à mobiliser une base de soutien significative, malgré les lourdes pertes humaines et matérielles enregistrées lors des combats.

Impact régional et enjeux géopolitiques

Le FACT ne représente pas seulement un défi pour le Tchad, mais aussi pour la stabilité de la région du Sahel. Sa proximité avec la Libye, où il bénéficie d’un soutien logistique et militaire, illustre la complexité des alliances dans cette zone. La Libye post-Khadafi est devenue un terrain fertile pour les groupes armés, qui y trouvent des armes et un refuge. Par ailleurs, le soutien présumé du maréchal Khalifa Haftar au FACT souligne la dimension géopolitique du conflit, où les rivalités libyennes se répercutent au-delà des frontières. Le Tchad, acteur clé dans la lutte contre les groupes jihadistes dans la région, voit ainsi sa sécurité intérieure fragilisée, ce qui a des répercussions directes sur les opérations internationales de maintien de la paix et la coopération régionale.

FAQ sur le FACT et la situation au Tchad

Qui est à la tête du FACT ?
Le FACT est dirigé par Mahamat Mahdi Ali, un ancien officier tchadien dissident, qui s’est séparé de Mahamat Nouri, le chef historique de la rébellion. La direction du groupe reflète une alliance de plusieurs factions rebelles.
Quels sont les objectifs principaux du FACT ?
Le FACT vise à renverser le régime d’Idriss Déby, qu’il accuse de corruption, de mauvaise gestion et de marginalisation des populations du nord du Tchad. Il revendique également un changement politique et une meilleure inclusion des différentes communautés dans le pays.
Comment le FACT est-il armé et financé ?
Le groupe bénéficie d’un soutien logistique depuis la Libye, où il a accès à des stocks d’armes restés après la chute de Khadafi. Des alliances avec des milices libyennes et des mercenaires facilitent l’approvisionnement en matériel militaire. Le financement provient aussi de réseaux transnationaux et de ressources locales.
Quel est l’impact du FACT sur la stabilité régionale ?
Les activités du FACT déstabilisent non seulement le Tchad mais aussi l’ensemble du Sahel, une région déjà fragile en raison de la présence de groupes jihadistes et de conflits intercommunautaires. Le facteur libyen ajoute une complexité supplémentaire, faisant de cette crise un enjeu majeur pour la sécurité régionale et internationale.

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